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Du 22 février au 19 mars 2011 à Espace GO

En reprise du 8 au 19 avril 2014 à Espace GO

Une coproduction du Théâtre PÀP et du Festival TransAmériques

AUTEUR LARRY TREMBLAY
METTEUR EN SCÈNE CLAUDE POISSANT

AVEC – Dany Boudreault // Patrice Dubois // Daniel Parent // Etienne Pilon // Mani Soleymanlou //

ÉQUIPE DE CRÉATION – Scénographie Olivier Landreville // Éclairages Erwann Bernard // Musique Éric Forget // Costumes Marie-Chantale Vaillancourt // Accessoires David Ouellet // Maquillages Florence Cornet // Mouvement Caroline Laurin-Beaucage // Assistance à la mise en scène, direction de production et régie Catherine La Frenière // Direction technique Vincent Rousselle

crédit photo : Danny Taillon

// Gaston Talbot vous dit d’emblée : « I travel a lot. » Mais vous comprenez rapidement qu’il n’a jamais voyagé. Il dit : « To keep in touch. » Mais vous comprenez tout aussi vite qu’il ne parle pas anglais, mais français à travers des mots anglais. Gaston Talbot ne cesse de se reprendre, de corriger, de changer ce qu’il dit de lui-même, de sa mère, de ses jeux d’enfant troubles avec Pierre Gagnon, ce qu’il dit aussi de ce rêve agité au sortir duquel, après des années de mutisme, il s’est éveillé parlant anglais. Peu à peu, Gaston Talbot vous aspire dans une spirale où les vérités, à force de tournoyer, vous entraînent dans un gouffre au fond duquel il y aurait quelque vérité.

 

// Créée pour la première fois il y a quinze ans et interprétée de façon magistrale par Jean-Louis Millette, cette oeuvre aussi perturbante que touchante avait provoqué une véritable onde de choc.  À l’occasion du Festival TransAmériques 2010, Claude Poissant, dont les affinités avec le théâtre de Larry Tremblay sont profondes – Le Ventriloque en 2003 et Abraham Lincoln va au théâtre en 2008 –, a souhaité retrouver la grandeur de ce texte en le déployant cette fois-ci pour cinq comédiens.

 

// Un duo renommé 
Rappelons que la première collaboration de Claude Poissant et Larry Tremblay, Le Ventriloque, avait remporté le Masque de la production Montréal en 2002. Cette fois encore, l’inventivité du metteur en scène viendra appuyer le regard tantôt fantaisiste, tantôt lucide, de l’auteur.

Crédit photo : Bernard Préfontaine

// La vérité n’est même pas un des mensonges : le théâtre de Larry Tremblay 
À travers des textes comme Le Déclic du destin (1988), La Leçon d’anatomie (1992), Ogre (1998), Téléroman (1997), ainsi que les oeuvres précédemment citées, Larry Tremblay a patiemment construit une oeuvre atypique – d’audience internationale – où, souvent sur un fond de désagrégation du corps, les personnages ne cessent de créer des fictions identitaires dont ils sont le sujet. « L’oeuvre de Larry est en suspension dans les profondeurs, dit son metteur en scène Claude Poissant, les pieds ne touchent jamais au fond de la mer. »