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Du 19 novembre au 14 décembre 2013

TEXTE :: GUILLAUME LAGARDE
MISE EN SCÈNE
:: PATRICE DUBOIS
PRODUCTION :: THÉÂTRE PÀP

INTERPRÈTES :: MARILYN CASTONGUAY BLANCHE > GUILLAUME CYR BRUNO > ANNETTE GARANT BARBARA > JACQUES GIRARD BERNARD

ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE CYNTHIA BOUCHARD-GOSSELIN :: SCÉNOGRAPHIE GENEVIÈVE LIZOTTE :: ÉCLAIRAGES ERWANN BERNARD :: MUSIQUE LARSEN LUPIN :: COSTUMES CYNTHIA ST-GELAIS

crédit photo : Maxime Leduc

BARBARA Mais on peut pas tout bonnement la séquestrer à la cave…
BERNARD À la cave l’enchaîner aux chevilles et aux poignets… Bref silence.
BRUNO Si on détenait un otage, peut-être ils nous donneraient ce qu’on veut…
BARBARA Ce qu’on veut, c’est elle… Bref silence.
BERNARD Si elle devenait un otage, notre otage, peut-être elle se mettrait peu à peu à s’attacher…
BARBARA Peut-être…
BRUNO Peut-être bien.

Une maison de banlieue à l’image des catalogues. Une famille (presque) parfaite. Barbara, Bernard et Bruno forment ce triangle où chacun se délecte de ses propres obsessions matérielles. Prisonnier d’un monde qu’il n’a pas choisi, le fils déverse sa colère sur ses parents. La mère, femme chargée d’amertume, s’essaie à ajouter du piquant dans sa vie, tandis que le père, homme apathique, s’occupe à épier les voisins.

 

Jusqu’au jour où une jeune fille de la ville entre dans ce jardin verdoyant. En faisant irruption dans leur quotidien, Blanche bouleverse leurs codes et leurs manières. Elle se transforme, à ses dépens, en un jouet à leur service, tantôt sosie juvénile, objet de convoitise ou modèle bourgeois et devient étrangement l’élément fondateur de nouveaux liens familiaux.

 

Portrait d’une certaine schizophrénie sociale, Les champs pétrolifères décrit avec justesse et humour cruel les perversions morales de notre monde actuel. Un univers où le désir d’opulence parvient à enrayer toutes les valeurs familiales et sociales.

 

Pour Guillaume Lagarde, « la famille est un territoire propice à l’exploration des névroses collectives et du narcissisme ambiant ». Cet auteur autodidacte, dont les textes riches et porteurs se taillent progressivement une place dans le milieu théâtral, a consacré dix ans de travail en huis-clos à ce premier texte.

 

Les champs pétrolifères, présenté en lecture pendant la semaine de la dramaturgie du CEAD, a reçu une mention spéciale au prix Gratien-Gélinas 2012. Toujours à l’affût de projets qui questionnent les formes établies, le metteur en scène Patrice Dubois a décidé de porter à la scène cette dramaturgie trouble.

 

Le livre est disponible en librairie aux Éditions L’Instant même, dans la collection L’Instant scène.

Crédit photo : Lydia Pawelak