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d’après le scénario de Denys Arcand

◊ Les 8, 9 et 10 juin 2017 au Carrefour international de théâtre

◊ Surveillez nos dates en tournée à travers le Québec en janvier et février 2018

◊ En supplémentaire du 12 au 27 octobre 2018 à ESPACE GO

Adaptation            Patrice Dubois et Alain Farah
Mise en scène            Patrice Dubois
Une production           Théâtre PÀP
Avec            Sandrine Bisson, Dany Boudreault, Marilyn Castonguay, Patrice Dubois, Éveline Gélinas, Alexandre Goyette, Simon Lacroix, Bruno Marcil et Marie-Hélène Thibault

 

Assistance à la mise en scène Catherine La Frenière ♦ Régie Stéphanie Capistran-Lalonde ♦ Scénographie et accessoires Pierre-Étienne Locas ♦ Costumes Julie Breton♦ Assistante aux costumes Jasmine Wannaz ♦ Musique Larsen Lupin ♦ Éclairages André Rioux ♦ Maquilleuse Sylvie Rolland-Provost ♦ Répétiteur Alexandre Bergeron ♦ Direction de production Marie-Hélène Dufort ♦ Direction technique Jérémi Guilbault-Asselin

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Crédit photo : Jean-François Brière

Tout ce qui me reste c’est le sexe, ou l’amour. On fait jamais vraiment la différence. Au fond, je sais pas ce qui me reste. C’est pour ça que le vice vient avec l’âge.

-Bruno

Alors qu’il se trouvait à Manhattan avec une délégation d’artistes pour l’évènement Québec–New-York 2001, Claude a capté les décombres de la tragédie du World Trade Center, à l’aube, le 12 septembre. Sa série photographique intitulée « Le déclin » aura fait le tour de monde et se sera arrêtée dans les plus grands musées. C’est toute sa génération qui se reconnait dans la lumière étrange de ces épreuves en clair-obscur.

 

Printemps 2017, les amis de Claude, des universitaires de haut niveau, des professeurs et des artistes, vont se réunir autour d’un repas bien arrosé, dans un chalet de la campagne estrienne, aux abords de « l’Empire ». Tandis que les hommes préparent le souper, les femmes s’exercent au yoga et relaxent dans des bains scandinaves. Les deux sexes se délient la langue sur leurs envies de chairs et d’élévations, mettant à l’épreuve leurs propres codes moraux. Ils se retrouveront en face à face à l’heure du repas, dans une sorte de jeu cruel de petites vérités et de grands mensonges.

 

 

Trente ans après la fulgurante apparition de l’œuvre de Denys Arcand sur les écrans, le Théâtre PÀP l’investit d’une écriture scénique et dramaturgique. Alain Farah, écrivain et professeur à l’Université McGill, fait le saut dans l’écriture dramatique, accompagné par Patrice Dubois, le directeur artistique de la compagnie. Ensemble, ils adaptent la partition originale. Les quarantenaires d’aujourd’hui, loin de constituer la même élite qu’autrefois, seront appelés à la barre pour témoigner de la déliquescence de leur propre monde.

 
*La création originale a été présenté du 28 février au 1er avril 2017 à ESPACE GO.

♦ Entrevues avec les comédiens ♦

♦ Journal de bord ♦

Feuilletez l’évolution du travail de Patrice Dubois et Alain Farah.
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Denys Arcand

Après quelques années à étudier l’histoire et les lettres à l’Université de Montréal, Denys Arcand débute sa carrière de cinéaste et de scénariste à l’Office national du film du Canada (ONF) à l’âge de 21 ans. Plusieurs de ses documentaires y sont créés, notamment La route de l’Ouest, On est au coton, Québec : Duplessis et après. En parallèle, Denys Arcand se concentre sur ses œuvres de fiction, dont La maudite galette et Réjeanne Padovani. C’est Le déclin de l’empire américain, créé en 1986, qui donne la gloire au cinéaste, l’emmenant jusqu’aux États-Unis pour la cérémonie des Oscars où son film est en nomination. Dix-sept ans plus tard, en 2003, Denys Arcand met la main sur la statuette alors que la suite de de ce film, Les invasions barbares, remporte l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Toujours inspiré par des réflexions d’ordre sociologiques et historiques, Denys Arcand poursuit encore son travail de cinéaste depuis plus de 40 ans, mêlant grands succès (Le déclin de l’empire américain, Réjeanne Padovani, Jésus de Montréal) et durs échecs (Gina, Stardom), façonnant ainsi un parcours à la fois imparfait et admirable.

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Alain Farah

Alain Farah est né à Montréal en 1979 de parents libanais d’Égypte. En 2004, il publie Quelque chose se détache du port au Quartanier, pour lequel il reçoit une nomination au Prix Émile-Nelligan. Suit ensuite en 2008 son roman Matamore no 29, toujours au Quartanier, salué en France où il paraît aux éditions de Léo Scheer. En 2009, il obtient un poste de professeur à l’Université McGill où il enseigne la création littéraire et la littérature française contemporaine. Il tient une chronique, depuis 2011, à l’émission Plus on est de fous, plus on lit! diffusée sur les ondes de Radio-Canada. Son plus récent roman Pourquoi Bologne, publié en 2013 au Quartanier, un texte teinté de morts et de blessures, est finaliste au Grand Prix du livre de Montréal et au Prix du Gouverneur Général.

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Patrice Dubois

Artiste pluriel, Patrice Dubois embrasse plusieurs facettes du métier. Comédien, metteur en scène, auteur et directeur artistique, il provoque des rencontres entre des collaborateurs provenant de disciplines et d’influences diverses, enrichissant ainsi le parcours des créations auxquelles il se greffe. Naissent dans cette foulée Everybody’s Welles pour tous et Les frères Laforêt. Par divers dédales, ces deux spectacles le conduisent à mettre sur pied un vaste chantier sur les pièces historiques de Shakespeare intitulé Five Kings – L’Histoire de notre chute.

Il entre au Théâtre PÀP en 2008 et bâtit six saisons avec son codirecteur, Claude Poissant. En 2014, il prend seul les rênes de la direction artistique. Aux côtés de Catherine La Frenière à la codirection générale, il y mène des projets dans leur entièreté, soutient le développement d’un théâtre à texte, de la recherche à la production jusqu’à la diffusion nationale et internationale.

Autour du noyau que constitue sa pratique théâtrale, il tient des rôles dans des téléséries et il participe au doublage de plusieurs longs métrages. Camion, le film de Rafaël Ouellet, lui offrait une place de choix au grand écran en 2012.