Custom Menu
Latest From Our Blog

Petit à petit

Le Théâtre PÀP sonde, décrit et trace les courbes du temps présent. Forgés d’alliances avec des auteurs et leurs dramaturgies mordantes, nous posons un regard sur les aspirations et les trivialités dont nous sommes faits. Nous exposons les chutes vertigineuses de notre temps, cernons nos paradoxes et jouons avec notre américanité à l’européenne et notre francophonie à l’anglaise. Le Théâtre PÀP propose des envols prometteurs à des spectateurs de partout, érudits éternels et néophytes convaincus.

Nous créons et produisons un théâtre lié à une volonté de prise de parole immédiate et nécessaire. La recherche, l’acuité, l’ouverture et l’imprudence constituent nos moteurs. Chaque univers dessiné dans les textes choisis allume des feux intérieurs de nos artistes. Entre eux et le public, entre les mots de l’auteur et la résonance qu’ils suscitent chez le spectateur, entre la scène que l’on sculpte et les mouvements qu’elle appelle, il y a des liens qui se tissent, un partage nécessaire.

 

Toujours debout depuis 1978, la compagnie sert de vase communicant entre des artistes de la relève et des artisans de métier. Cet échange est essentiel parce qu’il allie liberté et rigueur et s’anime de la force des différences. Il ouvre les portes de ses créations frondeuses à tout un chacun, parcourant le territoire québécois, canadien et européen.

 

Le Théâtre PÀP est une sorte de ruelle urbaine, avec ses zones d’ombre et ses lampadaires. Un repère pour tout dire, à tort ou à raison. La compagnie est en résidence à Espace Go, coin St-Laurent et St-Joseph, dans le Mile-End, à Montréal.

Où est ma gang_82
Où est-ce qu’elle est ma gang, 1982
LesFeluettes_1987
Les Feluettes, 1987
Motel Hélène_97
Motel Hélène, 1997
CulSec@YvesDube_1995
Cul sec, 1995

Crédit photo Yves Dubé

LE PÀP DANS L’HISTOIRE

 

Dès les premiers balbutiements en 1978, l’esprit du travail collectif et de l’union des forces coloraient les travaux du PÀP. Des équipes d’idéateurs, d’auteurs et de concepteurs ont forgé les spectacles. Tout était affaire de cohésion et de saine dissension entre les jeunes artistes qui composaient la troupe initiale. Au fil des productions, Claude Poissant s’est détaché du peloton pour devenir le leader naturel de la compagnie. René Richard-Cyr l’a épaulé à la tâche avec intelligence et passion, pendant une quinzaine d’années. De 1999 à 2007, Poissant a pris les rênes seul, s’alliant des équipes d’artistes solides.

 

En août 2007, Patrice Dubois a rejoint Claude Poissant. Ils ont uni leurs forces pour faire entrer la compagnie, l’année suivante, dans son trentième anniversaire. Ensemble, ils ont fait entendre des écritures contemporaines et ont fait voir un théâtre où les plaisirs et les dangers de la création sont souverains.

 

Depuis l’automne 2014, Catherine La Frenière et Patrice Dubois codirigent la compagnie.

L’IMPORTANCE DE LA DRAMATURGIE

 

Le Théâtre PÀP n’a cessé d’affirmer sa volonté de faire émerger de nouvelles paroles d’auteurs qui, autrement, seraient demeurées sans tribune, et de créer des spectacles où les artistes (metteurs en scène, comédiens, concepteurs) sont appelés à inventer tous ensemble un théâtre sans cesse à refaire. Parmi les créations marquantes, rappelons le spectacle pour adolescents Où est-ce qu’elle est ma gang ? de Louis-Dominique Lavigne, le collectif Bain public, Les Feluettes de Michel Marc Bouchard, Les Amis de Kôbô Abe, Cul sec de François Archambault, Motel Hélène de Serge Boucher, le collectif Les Huit Péchés capitaux, Crime contre l’humanité de Geneviève Billette, L’Hôtel des horizons de Reynald Robinson, Le Ventriloque de Larry Tremblay, Unity, mil neuf cent dix-huit de Kevin Kerr, Couche avec moi (c’est l’hiver) de Fanny Britt, Je voudrais me déposer la tête de Jonathan Harnois, Porc-épic de David Paquet ou encore Cinq visages pour Camille Brunelle de Guillaume Corbeil. Le Théâtre PÀP aura fait naître plus de quatre-vingt productions et une vingtaine de laboratoires publics, dont la plupart sont issus de textes d’auteurs québécois contemporains.

Grande_machinerie@Marie-ClaudeHamel_2008
La grande Machinerie, 2008

Crédit photo Claude Hamel

Dissidents@YvesRenaud_2012
Dissidents, 2012

Crédit photo Yves Renaud

PÀP

 

PÀP est l’acronyme de Petit à Petit, un nom qui s’est transformé au fil des ans. Ainsi, à partir de 1992, la compagnie adoptait deux appellations : Petit à Petit pour les productions jeune public et PàP2 pour les productions adultes. Depuis 1999, la compagnie s’appelle Théâtre PÀP et produit essentiellement des spectacles destinés à un public adulte. Pourtant et heureusement, les salles du PÀP restent bondées de spectateurs jeunes qui se mêlent aux vénérables vétérans.

GrandeEcoute@GuntherGamper_2015
Grande Écoute, 2015

Crédit photo Gunther Gamper